Qui prend en charge les urgences autour de moi ?

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12 novembre 2020

En France, en cas d’urgence vitale ou de doute sur la gravité des symptômes, le bon réflexe est d’appeler le SAMU en composant le 15.

Les urgences non vitales ou « soins sans rendez-vous » sont prises en charge par la médecine de ville (médecins généralistes et spécialistes) et par les services d’urgence des établissements hospitaliers.

On l'ignore souvent, mais les professionnels de ville assument la part la plus importante, en nombre, des soins sans rendez-vous. On estime que plus de 30 millions de consultations et soins non programmés sont réalisés en médecine de ville alors que le nombre de passages aux urgences hospitalières se chiffre à 22 millions par an*.

 

Des services d'urgence de plus en plus débordés

La part des soins sans rendez-vous pris en charge par les médecins traitants se réduit néanmoins progressivement.

Cette évolution s'explique principalement par la baisse du temps médical disponible en médecine libérale. Les départs à la retraite ne sont pas compensés par l’arrivée de jeunes médecins. De surcroit, les médecins n'acceptent plus de sacrifier leur vie personnelle et travaillent moins d’heures par semaine que leurs ainés. L’offre de soins diminue en médecine de ville alors que la demande ne cesse d’augmenter, du fait notamment de l’accroissement et du vieillissement de la population.

Les patients qui ne sont plus pris en charge par la médecine de ville se tournent vers les urgences hospitalières. Selon le principe des vases communicants, le nombre de passages aux urgences a augmenté à un rythme régulier (+3,5% en moyenne par an). Il était seulement de 10 millions en 1996*. Il a donc plus que doublé en 20 ans.

Dès lors, il se créent des goulets d’étranglement au niveau des services d’urgence. Les délais d'attente s'allongent et font de plus en plus de mécontents du côté des patients, mais également au niveau des soignants qui se trouvent en grande difficulté pour les prendre en charge correctement.

 

Commençons par mieux informer les patients

Lorsque l’on connait bien le secteur, on sait que l’organisation du système de santé est hospitalocentré et que toute l’information institutionnelle est focalisée sur les structures hospitalières.

Du coup, les patients qui n'ont pu obtenir un rendez-vous rapide auprès de leur médecin traitant, se tournent assez spontanément vers les services d’urgence.

En médecine de ville, il existe pourtant une offre de soins en capacité d’absorber une part du flux de soins non programmés, le plus souvent aux heures ouvrables. Il s’agit de cabinets libéraux, en exercice regroupé, organisés pour assurer des consultations sans rendez-vous, de maisons médicales de garde, de centre de santé avec des médecins salariés, mais également des centres de soins immédiats situés dans ou à proximité d’établissements hospitaliers (Hopital ou Clinique) et qui ont l’avantage de pouvoir bénéficier de leur plateau technique, notamment en radiologie et en biologie. 

Il existe aussi des services d’urgence qui pourraient accroitre le nombre de patients pris en charge s’ils étaient mieux identifiés et localisés par les patients en situation d’urgence relative et bien accompagnés pour se déplacer.

Il s’agit néanmoins d’une offre disparate selon les territoires. Les jours et horaires d’ouverture des structures de soins en ville sont variables et elles ne prennent pas en charge toutes les pathologies, contrairement aux services d’urgence qui accueillent tout le monde et sont en principe ouverts 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

L'information est d'autant plus nécessaire que beaucoup de patients et accompagnants ne sont pas des usagers réguliers des services médicaux. Ils prennent souvent conscience de la réalité des salles d'attente seulement lorsqu'ils s'y retrouvent.

D’où l’idée de créer une plateforme qui regroupe l’information sur les offres de soins disponibles et la délivre aux patients au moment où ils en ont besoin.
Cette solution, c’est UrgenGO !

*Source : Etudes de la DREES (Ministère des solidarités et de la Santé)